Ian Balat, le retour du blog-tone...

Blog-Tone du 7 janvier 2007 : 1, 2, 3, soleil !

dimanche 7 janvier 2007, publié par Ian Balat

... et n’oubliez pas le feuilleton de Ian, qui continue sa Nouvelle vie parisienne !


1, 2, 3, soleil !

J’expérimente depuis quelques jours, et ce pour la deuxième fois de ma vie, ce qu’il est communément appelé le largage. Les histoire d’amours finissent mal en général, on le savait, mais quand ça finit vraiment, ça prend une autre pâte. Comme je disais étant enfant : « c’est expériable. » Alors comme j’avais sous la main encore un peu de cervelle, je l’ai mise à contribution pour réfléchir un chouïa sur ce sentiment d’abandon.

Vous imaginez bien que je ne suis pas resté comme un con à pleurer sur mon triste sort (mais un peu tout de même), j’ai essayé de « récupérer l’affaire. » Donc SMS, mèls, coups de fil puis siège de l’appartement de la belle. C’est pendant ce dernier épisode que j’ai ressenti « réellement » quelques petites choses qui jusqu’alors n’étaient que des idées.

Je suis parti de ce petit jeu 1, 2, 3, soleil ! je tournais le dos au chemin qu’elle devait prendre, et me retournais parfois avec l’espoir de son apparition. Ce jeu doit être une sorte de réinterprétation de l’abandon et de la parousie. Second petit truc, l’apparition. A force d’imaginer que quelque chose doit advenir, des formes d’hallucination se présentent à nous. Il va venir ! Phrase bien connue de tous les fanatiques de l’apocalypse. Et puis troisième petite chose c’est l’affrontement entre ce que l’on peut imaginer dans ces momens-là et la réalité, ou plutôt la réalisation partielle de l’imaginaire. Dans l’attente d’un événement, l’imaginaire réinvestit totalement notre entourage multipliant les presques vus, les presques sentis, les presques entendus.

Une fois face à l’objet de mes attentions (je n’ose utiliser « objet de mon désir ») tout le trouble qui m’entourait disparut. Le dévoilement en quelques sortes après l’angoisse de l’attente et ses jeux. Elle comblait la faille que j’avais laissée s’ouvrir à mes pieds. Bon, ça n’a pas fonctionné, mais je ne m’abandonne pas tout espoir. Perseverare diabolicum. 1, 2, 3.


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