Canet, le 06 février 2006 Etude du rôle de superviseur à partir d’une connerie

lundi 6 février 2006, publié par Michel Balat


Canet, le 06 février 2006

Etude du rôle de superviseur à partir d’une connerie

M. B. : Je vous signale que je mettrai bientôt l’article fondateur de Peirce concernant la flèche sur le site ; ça va vous passionner, c’est extra, la joie se lit sur vos visages… (rires) En tout cas c’est un article intéressant. Bon, donc aujourd’hui c’est censé être un séminaire plus tranquille, parce que le dernier je crois que…

Public : C’était bien.

M. B. : C’était bien… bon, c’est vrai…

Public : On a failli ne pas venir…

M. B. : (rires) Donc vous voulez qu’on continue sur le… Remarquez que ce serait utile de continuer, mais auparavant je voulais…

A. R. : … la question du refoulement originaire…

M. B. : Eh bien, il me semble qu’on ne parle que du refoulement originaire, puisqu’il s’agit des fantasmes originaires. Les fantasmes originaires sont les premiers organisateurs du refoulement originaire puisque c’est à ce niveau que s’organisent les premières structures ; or, la première structure est la structure témoin du refoulement originaire, donc oui, réponse oui, tout à fait.
D’ailleurs, afin de poursuivre un petit peu à ce sujet, je dirais que c’est intéressant parce qu’on est là, même si vous ne vous en apercevez pas trop, aux frontières du logique et de l’empirique.
En fait, Vincent Mazeran, que j’aime bien, avait essayé de définir une nouvelle structure pathologique qu’il appelait « le sujet limite », c’est-à-dire le sujet à la limite d’être sujet, le sujet partiellement abouti comme sujet, ou encore partiellement barré ; et pour ce faire il parle d’une certaine difficulté dans le processus du refoulement originaire, ce qui implique un processus et il pose alors le problème suivant : est-ce que c’est un processus ou est-ce que c’est quelque chose qui est purement logique ?… On postule un refoulement originaire qu’on ne peut pas observer ; or, lui, il essaye justement de définir dans le processus même du refoulement originaire un certain nombre de phases et de déterminer quelle est la phase qui n’est pas advenue et a produit le sujet limite. Mazeran accorde une grande importance au sujet limite puisque c’est du fait du sujet limite que se posent toutes les somatoses, terme proposé par Oury pour remplacer ce terme merdique de psychosomatique : le terme somatose indique ici la prégnance du corps, cette fois-ci dans un exercice, somme toute, psychique.

Mazeran a écrit plusieurs ouvrages en collaboration avec Sylvana Olindo-Weber : Les déclinaisons du corps , c’est le premier livre à ce sujet et le second c’est Pour une théorie du sujet limite , parus respectivement chez Hommes et perspectives qui est la maison d’édition de Le journal des psychologues et chez L’Harmattan.

Alors bon… donc, finalement, en introduisant les fantasmes originaires, on peut sans doute faire une théorie processuelle en utilisant un petit peu, comme on a essayé de le faire ici, « les papillons de Szondi », et essayer de suivre l’élaboration de ces fantasmes dans tout ce système pulsionnel : voilà où nous en étions… c’est pour sortir un peu de la dimension purement logique du refoulement originaire. Bon, cela dit, je voudrais me livrer ici, en préalable, avant d’enchaîner sur la suite, à un petit exercice. Je ne sais pas ce que ça va donner, vous allez donc faire les frais de la chose… J’ai commis une erreur lors d’une supervision d’équipe, j’aimerais en parler pour essayer de comprendre moi-même ce qui s’est passé.

(…)

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