Canet, le 08 janvier 2007 Elaboration autour de l’espace-temps et de la continuité fondamentale des sémioses.

lundi 8 janvier 2007, publié par Michel Balat


Canet, le 08 janvier 2007

Elaboration autour de l’espace-temps et de la continuité fondamentale des sémioses.

Bibliographie :

Giorgio Agamben, La puissance de la pensée, Collection Bibliothèque Rivages, Payot, Rivages, septembre 2006.

Poliakoff, …

Michel Foucault, Les anormaux, Collection Hautes études , Seuil, mars 1999.

Naccache, Le nouvel inconscient, Collection Sciences, Odile Jacob, septembre 2006, un type qui a au moins essayé de lire Freud. Pas encore lu…

François Darnaudet, Le papyrus de Venise, Nestiveqnen, novembre 2006, enlevé, autobiographie fantastique.

Alain Krivine, Ça te passera avec l’âge, Collection Docs Témoignage, Flammarion, septembre 2006, vision des rapports internationaux remarquable, le temps dont il parle semble, hélas, être complètement révolu.

M. B. : Bon, eh bien, la dernière fois on n’avait pas pu enregistrer, alors j’espère que là ça va marcher, mais ça on le saura après. Si je me souviens bien j’avais essayé de faire quelque chose autour de la question du temps et de l’espace, j’avais essayé de voir comment on pouvait combiner toutes ces choses-là, enfin je résume brièvement pour vous remettre en piste. Je disais qu’il me semblait qu’on pouvait faire une hiérarchie entre le temps et l’espace. Alors c’est un peu audacieux parce que, comme je vous l’ai dit, je ne suis pas tout à fait sûr de ce que j’avance. Mais il me semble que ça pourrait être une hypothèse intéressante parce qu’elle permettrait aussi de lire les trucs de Pankow d’une certaine façon, et par voie de conséquence de Maldiney… C’est Maldiney qui est un peu à la source du fameux débat sur Matriona avec le temps qui vient se plier dans les replis de l’espace…

Donc l’idée était la suivante : on peut préscinder. Alors je vous rappelle ce qu’est la préscission : on peut dire que A peut être préscindé de B si on peut concevoir un état de choses où il y ait A sans qu’il y ait B. Ça va ? Par exemple, on peut préscinder un de deux, parce qu’on peut concevoir un grand nombre de choses dans lesquelles il y ait un et pas deux, par contre on ne peut pas préscinder deux de un puisqu’on ne peut pas envisager un grand nombre de choses où il y aurait deux choses sans qu’il y en ait une ! C’est con, sauf que c’est tellement con et tellement simple que ça devient un outil d’une généralité et d’une applicabilité énorme.
Voilà l’hypothèse que je vous propose : on peut préscinder le temps de l’espace.
La dernière fois, je vous avais parlé des apports de la physique théorique avec le Big-Bang et tout le bataclan, le Big-Bang qui amène à la création de l’espace. On peut dire qu’il n’y avait pas d’idée de l’espace avant le Big-Bang, mais à partir du moment où on a situé le Big-Bang, on l’a situé temporellement ! Non pas spatialement mais temporellement : même si on pourrait penser que la notion du temps arrive avec le Big-Bang il n’empêche que du seul fait de penser le Big-Bang le situe temporellement. Par exemple, on dit que le Big-Bang a eu lieu il y a dix milliards d’années ! Cela veut dire qu’on considère qu’il y avait un ‘avant le dix milliards d’années’. Peut-être une certaine dimension du temps n’apparaît-elle qu’avec le Big-bang…

Mais, chronos, le temps chronos, ce temps qu’on se donne généralement, on peut considérer finalement qu’il était là sans espace. Évidemment, c’est une notion qui paraît difficile à soutenir dans la mesure où on peut se demander comment on peut compter le temps s’il n’y a pas d’espace, enfin bon, je vous laisse le soin de débroussailler ces questions-là. Mais il s’agit de dire qu’on peut préscinder le temps de l’espace, mais on ne peut pas préscinder l’espace du temps, parce que là où il y a de l’espace il y a du temps puisque l’espace, de toute façon, c’est quelque chose qui ne peut pas être considéré hors du temps. L’espace est toujours temporalisé : la temporalité est adhérente.

Peut-être pourrait-on me retourner la question, et me demander : « De quel temps parlez-vous ? ». Effectivement, de quel temps je parle ? De chronos, c’est-à-dire celui qui s’écoule de manière uniforme. Ce n’est pas le temps mesuré parce que dès qu’on entre dans la mesure, on peut être mis devant les paradoxes de la relativité. Par exemple, le temps mesuré est un temps qui est spatialisé. D’ailleurs on sait bien que lorsqu’on veut aller pratiquement vers la mesure du temps on est obligés d’aller vers l’espace. Le temps est toujours un temps « mis pour ».

(…)

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