Canet, le 21 novembre 2005 Dialectique des vecteurs Sch et du contact : le cheminement de la négation, l’ouvrir/fermer, la répétition, le ‘ou’.

lundi 21 novembre 2005, publié par Michel Balat


Canet, le 21 novembre 2005 Dialectique des vecteurs Sch et du contact : le cheminement de la négation, l’ouvrir/fermer, la répétition, le ‘ou’.

Je vous recommande aujourd’hui plusieurs livres parus chez De Boeck, Dialectique des pulsions de Lekeuche et Mélon, et plus particulièrement les chapitres qui concernent le fantasme et la pulsion, et Szondi avec Freud , de ce bon Jacques Schotte. Nous préparons, Pierre Delion et moi-même, une édition de ses écrits. En effet, il n’a pratiquement pas été publié, alors qu’il a beaucoup écrit. Ça se présente sous la forme d’une quinzaine de polycopiés. Ce type génial est philosophe, médecin, et psychiatre. On peut le voir présenter Lacan sur la vidéo du séminaire de Lacan à Bruxelles. Je sais que ces ouvrages sont épuisés, mais je ne peux pas mettre les textes en ligne parce qu’ils seront réédités. Cela supposerait que je demande l’autorisation, ce qui est un peu compliqué. Alors il y a celui-là, « Fantasme originaire, nosographie psychiatrique et positions personnelles ». Il s’agit de l’exposé de quelqu’un qui a une culture extraordinaire.
La semaine dernière nous avions repris les rapports entre les fantasmes originaires et les connecteurs logiques, en essayant de voir comment ça pouvait se passer. Je résumerai les choses en les reprenant dans l’ordre. Ce qui est intéressant, c’est que Jacques Schotte propose, dans les vecteurs de Szondi, une lecture triadique de la tétrade. Il dit : « Il y a une sorte de circuit pulsionnel général qui prend son départ au niveau du vecteur de contact — pour nous il s’agit du « ou » — pour aboutir à travers la médiation des vecteurs sexuel et paroxysmal — pour nous il s’agit du « et » et du « implique » — pour aboutir au vecteur du moi, c’est-à-dire le vecteur Sch — pour nous il s’agit de la « négation. » Il y aurait trois temps. Au début Contact, 1, ça finit par Sch, 3, et ça passe par sexuel/paroxysmal qui se dédouble d’une certaine façon. Au fond le sexuel/paroxysmal on peut dire que c’est organisé autour de deux notions, qui sont évidemment la sexualité pour le vecteur sexuel, et la question centrale chez Szondi, savoir la question de la rage, pour le vecteur paroxysmal. Comment s’élabore la rage ? Le vecteur paroxysmal est très intéressant.
Derrière le vecteur P, il y a la scène primitive, l’Œdipe… je vous ai dit qu’avec l’implication, on a la possibilité de circulation, dans l’ensemble, etc. Nous devrons réfléchir à ça parce que l’ordre dans lequel Szondi les pose, c’est-à-dire en un, le vecteur C, en deux, la paire S/P, et en trois le vecteur Sch est quelque chose qui est assez clair, mais l’intérêt c’est de comprendre que les connecteurs logiques qui sont associés ne paraissent pas suivre la même logique. Il serait intéressant de voir, par exemple, que le vecteur Sch, le vecteur du moi, avec les deux composantes fondamentales, k et p, catatonie et paranoïa, le sommet, se termine par la négation, ce qui nous obligerait évidemment à nous interroger sur cette négation placée au sommet du circuit, à la fin, alors qu’a priori, on devrait commencer par la négation. Cela constitue un phénomène très curieux, et Jacques Schotte introduit ici quelque chose d’extrêmement intéressant en disant que la question de la castration se pose autour de ouvrir/fermer.

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