Canet, le 26 avril 2010 Les praticables, la fonction décisoire et le symptôme.

lundi 26 avril 2010, publié par Michel Balat


Canet, le 26 avril 2010
Les praticables, la fonction décisoire et le symptôme.

M. B. : On est le lundi 26 avril 2010. Il y a plein de choses… D’abord un acte manqué, le plus gros que j’ai pu vivre, dimanche dernier, j’arrive à l’hôtel à Bourges et on m’informe qu’il n’y a pas de réservation à mon nom… Il y a trois mois, déjà, j’avais pris des rendez-vous pour le pack de Béziers, pour Le Vigan, et trois rendez-vous ne s’étaient pas notés sur l’ordinateur… J’étais dans cette atmosphère-là, qu’est-ce qui se passe ? qu’est-ce que c’est cette histoire ? Je regarde mes papiers et je vois que c’était pour la semaine prochaine, je me dis ça y est, c’est la fin… (rires) je perds la tête, l’histoire est finie, il faut que je me retire, ce n’est plus possible… Je laisse un message à l’hôpital, je trouve une chambre en plein « Printemps de Bourges ». Je téléphone à ma fille, qui me confirme la date sur l’ordinateur, à savoir la semaine suivante… et alors là, un calme, une tranquillité, je me dis putain ! une semaine de vacances… (rires) parce qu’il n’était pas question que je revienne à Canet pour repartir à Lille, via Paris… C’était très sympathique, on s’est promené, j’ai dormi comme jamais, des années de retard de sommeil, je n’ai pas travaillé, rien, j’ai beaucoup lu. Je suis allé le jeudi à Lille où m’attendait Pierre, c’était le D.U de psychothérapie institutionnelle qui se fait sur deux ans. A Paris, j’ai rencontré un psychanalyste connu, Claude Rabant que je ne connaissais pas, et vous ? Personne ? ça vaudrait le coup qu’il vienne faire un lundi de Canet pour présenter son livre, c’est un grand connaisseur de Freud, ce serait le premier psychanalyste qui viendrait comme psychanalyste officiel… Qu’est-ce que vous en pensez ?

Public : Un lundi ?…

M. B. : Pas un lundi, le samedi… vous voyez où j’en suis, je ne vous cache pas un certain désordre dans ma tête…

Public :…(rires)

M. B. : Avec Michel Henin, on s’est débrouillés tous les deux, moi, ces dates je les avais sous les yeux et je n’y ai pas fait attention, j’étais attentif mais je ne voyais pas le quantième du jour, je n’avais que le semainier… Je me suis effectivement rendu compte qu’il y avait quelque chose qui m’avait travaillé puisqu’à « L’observation du nourrisson » j’avais dit que je ne serai pas là la semaine suivante… Ce qui veut dire que j’avais lu ces trucs-là, que ça m’était resté, mais que je ne l’avais pas inscrit… et lui se demandait si on avait bien vérifié les dates… Il y avait une sorte d’accord entre nous pour que ça ne se fasse pas à ce moment-là…
Georges Perez : Mais pas avec le service infirmier, pas avec les cadres…

M. B. : Pourquoi ?

G. P. : Parce que tu dis qu’entre le psychiatre et le cadre il y avait une différence d’une semaine…

M. B. : Oui, il y avait une différence entre eux, mais entre lui et moi sur le plan inconscient, il y a eu une sorte de complicité autour de l’acte manqué, j’y participe à cet acte manqué, j’ai peut-être besoin de vacances… On était tous les deux dans une certaine complicité inconsciente pour ne pas faire le truc…

Public : Le sujet, c’était ?

M. B. : Ah, il y avait plein de sujets sur ces cinq jours, à l’hôpital de jour c’était l’approche thérapeutique : comment s’inscrit dans le corps de l’équipe la problématique de cet enfant et de cette famille , comment s’inscrivent les effets de cette problématique au sein de l’équipe pour permettre un échappement des figures de répétition pathogènes et limitatives, ça c’était le mardi, le vendredi c’était la prise en charge institutionnelle de l’enfant et de l’adolescent, le lundi c’était, alors là c’est très long… (rires) donc je vous en fais grâce…

G. P. : C’est vachement structuré ton truc là, c’est incroyable…

(…)

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