Canet, le 29 septembre 2008 - Ce que Mozart nous apprend des tessères corporelles La nécessité de la distinctivité au sein du corps pour fabriquer les tessères corporelles. Rappel sur la notion de simplexe.

samedi 28 décembre 2013, publié par Michel Balat


4. Canet, le 29 septembre 2008 -

Ce que Mozart nous apprend des tessères corporelles

La nécessité de la distinctivité au sein du corps pour fabriquer les tessères corporelles.
Rappel sur la notion de simplexe.

Nous sommes le 29 septembre 2008, on continue nos histoires.

L’autre jour, en pensant un peu à comment pouvait se dérouler cette année et aborder les questions d’écriture, je me dis qu’il fallait pouvoir disposer d’un outil sémiotique minimum. Comment faire pour vous faire passer en douce tous ces outils-là sans vous faire trop mal, du genre comment faire cuire le mouton à petit feu sans qu’il s’en aperçoive…

Je vais faire un peu de Pierre Johan Lafitte : la dernière fois, nous avons abordé la question des caractères d’écriture, les pictogrammes, une forme très primaire d’écriture, mais pas primitive parce que je ne sais pas ce que cela veut dire. La première idée qui vient, c’est de faire le dessin de l’objet, c’est pratique, quand on veut parler de quelque chose, on montre l’objet. Quand on n’a pas l’objet sous la main, ce qui est le plus fréquent, on le dessine. Cela demande des compétences en dessin, souvent relativement limitées, quand on veut faire un bonhomme, ce n’est jamais très compliqué à faire, il y a des codes, un rond avec deux petits points pour la tête, ce n’est pas quelque chose de spontané, c’est un peu mon histoire de la pluie avec comme code des traits parallèles…

Au départ, les choses semblent se faire comme ça, en dessinant l’objet, mais je ne crois pas qu’il existe une sorte d’écriture qui soit seulement idéographique. Ce n’est pas une idée si extraordinaire que cela, on arrive très facilement à l’idée de rébus. Le rébus c’est le pluriel de choses sinon, on écrit avec les choses. Voyons, un rébus facile….

Public : … Citron, six troncs…

MB : Citron… ah, six troncs, oui bien sûr…C’est une forme dégénérée de métaphore où on utilise deux choses pour représenter une chose mais si on n’introduit pas le mot avec le son, c’est foutu.

Le rébus est une première approche d’écriture et on peut penser, que toutes les écritures, même les plus primaires ont dû comprendre des formes de rébus. Si on utilise la numération, on s’aperçoit qu’il n’existe pas de numération additive pure, elles sont toutes teintées de multiplications soit directes, soit déguisées : les latins pour représenter dix mille mettaient une barre au dessus du M, pour représenter 100 000 ils mettaient deux barres, etc. et c’est pourtant une numération purement additive…

De cette forme d’écriture la plus primitive, on part vers quelque chose de plus en plus stylisé avec le passage du hiéroglyphe à la cursive. C’est le passage de quelques rébus à un système qui renvoie vers un matériel purement sonore pour fabriquer des mots.

Au départ, le rébus est purement primaire parce qu’on dispose d’objets dessinables qu’on décompose en de nouveaux objets ; mais il nous faut des objets pour ça, tout à l’heure nous avons bien vu qu’il nous a fallu un petit moment pour trouver un mot décomposable en deux mots qui soient deux noms d’objets.

Les lettres vont désigner, à partir d’un certain moment, à l’instar d’un rébus, du matériel sonore, c’est un passage, on franchit un pas, on systématise quelque chose qui au départ, n’était pas systématique…

(…)

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