Canet, le 30 juin 2014 La production de la négativité dans le chemin de l’angoisse.

mercredi 13 août 2014, publié par Michel Balat


Canet, le 30 juin 2014

La production de la négativité dans le chemin de l’angoisse.

M. B. : Nous sommes le lundi 30 juin 2014, donc dernière séance de l’année dite scolaire. C’est fou ça, il y a les années scolaires et les autres, des années qui ne sont pas scolaires, c’est bizarre comme système… Il y a aussi les vacances qui sont scolaires, et les autres, enfin c’est étrange. Le scolaire est envahissant… sur le plan psychopathologique c’est très important. Il y a toute la dimension des problèmes scolaires non résolus, c’est énorme, Oury appelait ça le complexe scolaire.
L’inhibition, tous ces machins-là c’est vraiment du complexe scolaire, les rêves où on va passer l’examen mais on n’a pas de crayon ou bien on est en retard… c’est le complexe scolaire tout ça…

Bon, quelques mots autour de samedi, comment vous avez trouvé ? (la journée du 28 juin avec Elie Pouillaude sur le concept de double aliénation)

Geneviève Feixas : Déjà très sympathique, non ?

M. B. : Déjà très sympathique…

G. F. : C’est un jeune garçon, voilà…

M. B. : Ouais, il en veut…

G. F. : Il en veut, il travaille beaucoup…

M. B. : Vous avez vu son gros livre… Ce n’est pas n’importe quoi un livre comme ça, c’est énorme… il faut le lire, il y a les vacances scolaires pour ça… (rires)

Martine Pascal : Moi j’ai trouvé qu’il a été très clair, limpide… c’était très agréable, c’est vrai qu’il y avait un côté très séduisant dans ce qu’il nous exposait, alors après toi tu voyais des failles, des pièges, des choses comme ça…

M. B. : (rires)

M. P. : … nous on était un peu dedans, enfin moi personnellement en tout cas…

G. F. : Il a un peu botté en touche, sur Bourdieu… il n’a pas bien compris la sous-jacence…

M. B. : C’est-à-dire moi je ne suis pas très sensible à la séduction, alors j’écoutais vraiment ce qu’il disait pour voir, et je savais qu’il y avait l’affaire Bourdieu qui allait arriver à un moment donné, donc ça va, il l’a servie sur un plateau… un jour il faudra que je réfléchisse à savoir pourquoi je n’aime pas Bourdieu mais je dois avoir des raisons, c’est un dualiste qui se cache derrière un triadiste, il y en a beaucoup comme ça ! Il y en a deux qui sont le contraire et que j’aime bien, c’est évidemment Benveniste, mais il y a aussi Roland Barthes, pas un dualiste du tout…

Francesca Caruana : Sur la fin des travaux en tout cas…

M. B. : On sent qu’il n’est pas dualiste. De même que Saussure qui a l’air dualiste, mais en fait c’étaient les gens qui ont pris les notes qui étaient des dualistes, mais lui non, il avait une pensée beaucoup plus riche que ça. C’est énorme ! Quand il dit que la linguistique pour se créer comme science doit oublier le monde, ce n’est pas un petit oubli… d’ailleurs j’en avais discuté avec notre amie, la copine de Jean-Pierre Kaminker, Claudine Normand, la grande spécialiste française de Saussure, qui a écrit Bouts, brins, bribes, elle est morte maintenant…

Alors, Bourdieu, je vois bien qu’il est dualiste… parce que c’est l’histoire des champs… le champ, c’est quelque chose que j’ai beaucoup travaillé quand on faisait la théorie de la relativité. Le champ c’est un truc très habité, il faut voir quelles sont ses forces, comment elles sont définies… sinon on ne peut rien faire avec, peut-être des vaticinations mais pas des choses concrètes…

Mais à part ça, moi je l’ai trouvé aussi très bien, j’ai appris beaucoup de choses sur l’entfremdung et … l’entäusserung, ça c’est vraiment intéressant, ce n’est pas la même chose, je n’avais jamais repéré ça, c’était un moment vraiment chouette, enfin pour moi…

Et vous, qu’est-ce qui vous a séduit, puisque vous avez été séduits, il paraît ?

(…)

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