Canet, le 31 mars 2014 - Le tableau de l’angoisse- suite

mardi 17 juin 2014, publié par Michel Balat


Canet, le 31 03 2014- Le tableau de l’angoisse- suite

M. B. : Nous sommes le lundi 31 mars 2014.

La présentation par Pierre Legendre du livre de Mourir pour la patrie de Kantorowicz « remet sur le tapis les questions vives du juridisme, précieuses à l’histoire industrielle, qui nous file entre les doigts. Précieuses, car on n’abolira ni la mort, ni le pouvoir, ni la parole malgré le bruitage ambiant. Et nous pouvons toujours courir pour saisir ces trois fameuses questions avec lesquelles se déclarent et s’organisent la vie en société et la reproduction des sujets, car elles sont d’abord justiciables, selon un mot que j’emprunte à Eliot, d’une appréhension sensuelle de la pensée, et si j’avais à décrire d’un trait leur contenu, je dirais un chaos. C’est tout cela, les institutions, la mort, le pouvoir et la parole, noués par les savoir-faire de ce que nous appelons en occident le droit

A ce jeu, la science fiche le camp et le politique fait son entrée, l’humanité affronte le tourment d’exister, le gouvernement s’échafaude pour le salut ; dès lors, quel historien et quelle histoire fabriquer pour entrer dans ce jeu, au surplus est-ce à proprement parler d’historique qu’il s’agit ? »

Le politique fait son entrée, Oury l’a repris très largement dans ses deux années de séminaire où il accordait la plus grande place au fait que le politique, c’est la mort, le pouvoir, la parole, noués par le juridique.

C’est un peu ce que je disais avant hier à notre ami Damien Cru qui confondait un peu le politique et la politique. La mort, le pouvoir et la parole ont des échos dans la politique mais le politique est une façon conceptuelle de penser la chose politique… Voilà un peu ce que je voulais vous dire en introduction.

Peut-être quelques mots sur la journée avec Damien Cru de samedi, comment vous avez vécu ça, personne ne dit rien…

Thérèse Martiris : Moi je trouve que dès le matin les échanges, les questions…

M. B. : Oui, ça y allait, c’était vivant même si, comme toujours, après le repas, l’après-midi, les yeux se ferment un peu …

Louise Jacob : J’ai trouvé intéressante l’analogie un peu sémantique qu’il y avait entre le métier du tailleur de pierre et son métier de consultant… aider à résoudre les conflits dans le monde du travail…

Julien Allemand : Oui, j’y ai réfléchi ensuite et je me suis dit que ça lui sert quand même de base dans son travail de consultant, de s’être confronté longtemps au métier où on sait que ce sont les faits qui vont juger ce qu’on va dire, parce qu’au final ce sont les faits qui donnent la raison…Il reprend les choses un peu tabula rasa chaque fois, je trouvais ça super, moi ça m’a beaucoup parlé du fait que je suis un peu de la partie…

(…)

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