Canet, le 03 décembre 2007, Les premiers mots de l’enfant : élaborations autour du stade du miroir

lundi 3 décembre 2007, publié par Michel Balat


Canet, le 03 décembre 2007

Les premiers mots de l’enfant : élaborations autour du stade du miroir

M. B. : Nous sommes le 3 décembre 2007. Je vois qu’il y a des questions autour du miroir, mais tout d’abord, je ne sais pas s’il y en a certains d’entre vous qui sont allés visiter mon nouveau site. Je ne sais pas ce que vous en pensez ?

Public : C’était mieux avant.

M. B. : Ah, c’était mieux avant ! Mais il y a tout de même beaucoup plus de choses qui apparaissent en première page. Auparavant c’était trop serré, et le blog-tone apparaissait dans toutes les rubriques ou presque. Puis vous avez vu qu’on peut être syndiqué ! Ah mais vous ne connaissez pas la syndication ? Vous ne pouvez pas ? Parce que la passion de l’ignorance vous étouffe ? C’est Jérôme Gounod, qui travaille bien, on lui dit « je veux ça comme ça » et tu l’obtiens en cinq minutes.

L. F.-C. : …

M. B. : Ah c’était toi, Ferenczi ! D’accord, parce que j’ai repéré quelqu’un qui cherchait Ferenczi sans le trouver. Je me disais quand même quelle drôle d’idée de le chercher sur mon site ! Maintenant vous avez plusieurs vidéos de Freud, une photo magnifique de Thérèse, super, vous pourrez l’encadrer ! Pour le moment j’ai mis les photos de la journée avec Coupechoux, de chouettes photos, et vous verrez en première page, le dessin : la vie selon Jean Oury. Il n’y a qu’un extrait mais on lit bien ce qui est écrit, et c’est autour du miroir justement, comment ça se construit autour du miroir, et ça tombe bien puisque je vois que tu t’intéresses à la question, et à juste titre, pour ce dont nous traitons.

Bien entendu, le fait d’aborder les choses comme nous les abordons, — et je rappelle brièvement que la question c’est le « premier accès au langage », avec des guillemets en raison des précautions qu’il faut toujours prendre, à savoir ne pas chercher un moment précis où l’enfant se mettrait à prendre la parole en son nom propre. Moyennant quoi, d’ailleurs, à ce « moment » là il fabriquerait lui-même son nom, autrement dit, il devient sujet et même sujet barré, et du coup, en antériorité, il était sujet non barré. Ainsi au moment où l’enfant s’empare de la langue pour son propre compte, il se barre comme sujet, c’est du fait du langage qu’il se barre, — sauf que quand il était sujet non barré il n’était pas du tout sujet. C’est très complexe mais nous sommes tout le temps autour de choses comme ça, tous les phénomènes d’après coup nous posent ce genre de relations logiques difficiles. Nous sommes obligés de constituer des catégories qui n’ont d’existence que parce que quelque chose est venu s’installer, et donc après coup on reconstitue ce qui n’a jamais été comme tel.

Par exemple le un est d’abord un tout dans sa priméité, et puis l’autre dans sa secondéité, et enfin le premier dans sa tiercéité. Est-ce qu’il a déjà été tout ce un-là ? Non. Mais du point de vue de l’accès au trois, c’est-à-dire au premier, il a été un tout, il n’a jamais été rien d’autre, il l’a été logiquement. J’insiste beaucoup là-dessus parce que dans le miroir c’est tout de même ce qui se passe. Quand on fait l’histoire naturelle du miroir, au sens de Wallon et autres, de façon piagétienne, en pensant que les choses se construisent petit à petit comme ça, comme les ruches, comme les nids des oiseaux, des pinsons des Galápagos, — dont j’ai appris depuis qu’on les appelle les pinsons de Darwin, ce n’est pas pour rien, et que ce ne sont pas des pinsons, il paraît que ce sont des passereaux. Y a-t-il des ornithologues dans la salle ? …

(…)

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1 Message

  • Causerie de Canet du 2007/12/03 25 août 2008 09:47, par bernard bottrui

    ce que vous dites sur l’Un relève de truismes, relisez le Parménide de Platon, c’est autrement plus fin...
    De même pour le sujet barré lisez ou relisez la phénomènologie de l’Esprit de Hegel ou l’Etre et le Néant de Sartre.
    cela dit que faites vous ? de la philosophie ou de la psychanalyse ?
    je suis toujours étonné par la naïveté des psychanalystes lacaniens qui ont le don, tout comme leur maître de défoncer des portes ouvertes,...
    qui répétent ce que d’autres ont dit : Platon, Aristote, Guillaume d’Occam, Hegel, Sartre, Jakobson, Hjelmslev, etc.
    respectueusement quand même...
    bernard botturi


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