Canet, le 09 juin 2008

lundi 9 juin 2008, publié par Michel Balat


Canet, le 09 06 2008

M. B. : Nous sommes le 9 juin 2008. Il faut parler de la journée de samedi… Il y avait une atmosphère d’enthousiasme, dans l’ensemble. Vous n’avez pas trouvé ?

G. F. : J’ai trouvé ça intéressant. Deux ans d’observation d’un nourrisson, c’est très long, je trouve que c’est un boulot de fou.

L. F.-C. : J’ai regretté qu’il n’y ait pas eu suffisamment d’élaborations théoriques, même si c’était passionnant, mais ça manquait. Elles ont expliqué leurs trucs et on sentait bien le matériel qu’il y avait…

G. P. : Au-delà de ça, c’est, quand tu vois un nourrisson, quand tu regardes un nourrisson, l’impact émotionnel que tu reçois. Par exemple, quand elle décrit la scène où le bras est tout blanc, quand elle le disait on était de marbre, mais quand tu y es, toi, et que tu ne peux pas intervenir, tu te dis que le sang ne circule plus, et tu te demandes s’il va retrouver l’usage de son bras, ou s’il ne s’est pas crevé l’œil, il y a toutes ces questions qui se posent…

L. F.-C. : Mais ça, elles ne l’ont pas décrit, aucune des deux…

G. F. : Le sang qui… dans le cerveau…

L. F.-C. : Oui, d’accord, mais il n’y a pas eu d’élaboration…

G. F. : Pourtant, il y aurait de quoi interpréter…

L. F.-C. : Lors de la première observation, cette fille avait eu une réaction un peu rude, je pense à la première description, et dès qu’elle est sortie de la présentation, l’après-midi, elle a complètement changé, je pense que tout le monde l’a vu, elle s’est complètement débridée, alors autour de ça il y avait vraiment beaucoup de choses à dire sur ce que ça fait. Comme tu dis, ça fait des trucs auxquels on est sensibles, mais ce que ça fait et ce sur quoi cela nous entraîne n’a pas été élaboré, et j’ai trouvé que c’était dommage… avec des outils théoriques, la tessérisation par exemple. Je trouve que ça aurait dû s’appeler « Observation de la tessérisation ». J’ai trouvé ça fantastique de voir comme ça au milimètre ce que la mère faisait sur l’enfant, en étant au plus près de la mère, en étant au plus près de l’enfant, et puis de voir comment ça avance, mais ça n’a pas été dit… Non ?

G. P. : Il s’agit de la formation des psychothérapeutes, donc il faut imaginer qu’après, toi, tu es dans ton bureau et que tu accueilles une mère, un père, et son enfant, je veux dire que c’est dans cette configuration : le but, c’est, à un moment donné, de pouvoir accueillir des familles qui souffrent avec un enfant qui souffre ; il y a un symptôme. Ça te permet donc d’avoir une vision de l’enfant, du bébé entre zéro et deux ans, de pouvoir accéder d’emblée…

L. F.-C. : C’est ça qu’on a vu, mais je regrette simplement que toute cette richesse de matériel n’ait pas été plus…

T. M. : Élaborée, voilà !

L. F.-C. : Par exemple aujourd’hui, depuis ce matin je ne pense qu’à ça, donc ça a fait un truc sur moi : je vois le bébé dans le patient avec sa maman et tout ça… Ça donne une sorte d’acuité sur la construction psychique, mais tout ça, ces nanas qui bossent depuis des années là-dedans, elles auraient pu le développer avec des outils conceptuels…

N. C. : Là, le descriptif, toute l’observation était, fine d’ailleurs, extrêmement bien bien travaillée, mais ce qui manquait c’était le travail que le groupe faisait ensuite, et ça, on n’en a pas trop entendu parler…

G. P. : Parce que le groupe, c’était nous…

L. F.-C. : On n’en a pas fait grand chose…

N. C. : Oui, mais du coup, on n’a peut-être pas suffisamment perçu ce que c’était qu’être à l’intérieur de ce groupe, peut-être qu’on attendait qu’elles nous apportent aussi leurs élaborations…

G. P. : Elle l’a fait une fois…

N. C. : Mais très peu…

(…)

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2 Messages

  • Causerie de Canet du 2008/06/09 28 juin 2008 21:08, par léonie

    Grave les Mecs...
    Un bébé c’est évident...ça se berce ...on l’embrasse...on l’aime...on lui chante tout ce qui nous passe par la tête (en évitant la Marseilaise..l’Internationale...quoique...on s’en fout...faut quand même lui éviter Sarko...Ségo...Le Pen...et les autres !!!)...
    on le masse aussi...
    J’ai toujours eu une âme de berceuse...j’adore(plus que Dieu !!!)...bercer un nourrisson...le sentir s’abandonner au sommeil...et sourire aux anges !!!
    Alors PITIE !!! je ne souhaite aucune interprétation de ces gestes éternels...et je crois pas un instant en "l’instinct maternel" !!!
    C’est des instants qui se vivent et ne se racontent pas !!!
    Bon délires à ceux qui ont 2 bras gauches dont ils ne savent se servir
    Adieu
    Léonie


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