Étude à partir des « Recommandations de Bonne Pratique » de la Haute Autorité de Santé, en matière d’autisme

samedi 18 mai 2013, publié par Michel Balat


ÊTRE OU NE PAS ÊTRE … ÉVALUÉ
Étude à partir des « Recommandations de Bonne Pratique » de la Haute Autorité de Santé, en matière d’autisme


La Haute Autorité de Santé (HAS) et l’ Agence Nationale de l’Évaluation et de la qualité des établissements et Services sociaux et Médico-sociaux (ANESM) ont publié en mars 2012 deux documents sur les « interventions éducatives et thérapeutiques coordonnées chez l’enfant et l’adolescent atteints d’autisme et autres troubles envahissants du développement » : un « Argumentaire Scientifique » (HAS/AS) de 465 pages et des « Recommandations » (HAS/R) de 60 pages destinées à un public plus large.

Une lecture attentive et une comparaison de ces deux textes me paraissent soulever de graves problèmes.

Un cadre est proposé aux professionnels concernant le dépistage précoce des troubles autistiques pour caractériser leur évolution : mettre en place un projet personnalisé, se soucier de l’accompagnement des parents ou de la fratrie et mettre l’accent sur la nécessité de coordonner les interventions éducatives et thérapeutiques, tout cela ne peut que servir à améliorer la condition des enfants à troubles autistiques. Ces différentes mesures et modalités visent aussi à proposer un langage commun, des outils d’évaluation qui pourraient être généralisés et cherchent donc à spécifier le trouble autistique le plus tôt possible ; ceci nous intéresse malgré l’absence d’autres types d’outils tout aussi précieux, notamment ceux qui permettent l’évaluation de la personnalité, non mentionnés dans ce document. Si ces modalités sont bien inscrites dans les structures de soin depuis longtemps, l’ouverture à d’autres outils plus spécifiques pour les sujets atteints d’autisme est utile à promouvoir.

Cependant, le chapitre 5.3.3 de « l’Argumentaire Scientifique » (AS) concernant « l’évaluation de l’efficacité et sécurité des interventions globales comportementales et développementales » a attiré plus précisément mon attention par son ampleur d’abord et par l’approche détaillée des différentes études scientifiques qui tranchent sur l’ensemble de cet argumentaire.

Ce sera l’objet de cette étude qui se veut une lecture critique de l’utilisation, faite par l’HAS dans son Argumentaire Scientifique, des études scientifiques, pour la plupart nord-américaines, portées à la connaissance du public par son Comité de Lecture. L’HAS présente, en effet, l’efficacité de ces interventions comportementales comme une évidence dans ses deux documents (HAS/AS et HAS/R). Un examen sémantique des commentaires de la HAS/AS nous permettra d’en découvrir les ressorts.

Dans ce parcours de lecture, plus on avance dans les applications et les méthodes, plus on s’enfonce dans une nébuleuse constituée par une accumulation d’études scientifiques. Tout semble fait pour nous démontrer que cette nébuleuse est dense et que la profusion des études devrait plaider par elle-même en faveur de l’efficacité recherchée. Quantité faisant loi.

(…)

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