François TOSQUELLES Le bien vivant, par Yannick GAYRAUD

dimanche 3 février 2013, publié par Michel Balat


François TOSQUELLES

Le bien vivant,

Cher Monsieur TOSQUELLES,

En principe, on n’écrit pas à quelqu’un qui n’est plus de ce monde.
Mais avec mes amis de rencontre d’itinéraires et mon compagnon Charles, nous avons été invités par l’Association « Métiers à Tisser » à partager ce moment autour de vous.

Vos livres, vos articles et vos paroles circulent, continuent à être étudiés, soutiennent nos réflexions, nos travaux, en bref donnent du vivant, ils éclairent les chemins à ceux qui se sont engagés « à la reconnaissance de la valeur humaine de la folie ».

Avant que la vie m’invente la possibilité de participer à la Psychothérapie Institutionnelle, plus tard j’ai découvert que mes pas d’enfant de 10 ans avaient remonté le col de la Picade, comme pour aller à votre rencontre ? je me rappelle avoir ressenti quelque chose de grave transporté dans ces mots « guerre d’Espagne…, exilés…, passeurs » dits par les grandes personnes qui m’entouraient. Il vous a fallu marcher en suivant les crêtes les plus hautes des Pyrénées pour arriver sur ce versant français, à l’hospice de France. Vous vous êtes laissé à me dire que vos pieds ont été meurtris dans des descentes d’éboulis par vos sauts d’un côté puis de l’autre, mais sans manquer de vous repérer aux boîtes de conserve française qui traînaient… Avec amusement, vous vouliez me dire … « le chemin se fait en marchant » !

(…)

titre documents joints


Dans la même rubrique
SPIP 3.0.17 [21515] | XHTML 1.0 | CSS 2.0 | RSS 2.0 | Espace privé
Visiteurs Jour: 145 (961520)