Intervention du 18/04/2007 au séminaire de Ste Anne

Prises de notes d’Annick Bouleau

mercredi 18 avril 2007, publié par Michel Balat


Mercredi 18 avril 2007

On peut trouver l’original de ce texte, l’un de ceux publiés par Annick Bouleau, sur le site "ouvrir le cinema".

AU NOM DE JEAN OURY
« Pourquoi je n’avais pas donné de titre ? L’année dernière, on avait hésité. J’ai dit que j’avais
honte de donner un titre, avec tout ce qui se passe dans cette sorte de mascarade et de destruction
de la psychiatrie. C’était un jour d’été. Parler comme si de rien n’était ? « Logiques
institutionnelles et stratégie analytique », c’était le titre de l’année dernière... Alors est arrivé,
d’une façon sournoise, un titre que je dois assumer, difficilement : « Pragmatisme et
psychiatrie ». Une fois pris au piège de ce titre, j’espère qu’on va pouvoir en parler et que vous
m’aiderez.
D’où vient ce titre-là ? Ce n’est pas uniquement par souvenir littéraire. Ça fait très longtemps
que je pense au mot « pragmatisme » sans trop savoir ce que c’est. Mais je me suis dit que c’est la
suite de « Logiques institutionnelles et stratégie analytique ». Ce pragmatisme, ce n’est pas le
« pragmatique ».
J’y pensais donc depuis longtemps. Peut-être pour essayer de spécifier le champ dans lequel on
est engagé, pour regrouper ce qui était « apparu » à la suite de rencontres un peu inattendues,
comme cette notion de « sous-jacence » que j’avais développée déjà en 1958. Puis est arrivée, il y
a quelques années - ça me semblait plus poétique et ça complétait la sous-jacence, l’humus,
« l’horticulture institutionnelle ! » - la notion « d’arrière-pays ». C’était pour essayer de définir,
d’une façon plus précise, ce avec quoi on travaille dans le champ « psychiatrique ». Ce
raisonnement pourrait s’appliquer à d’autres domaines aussi artificiels que la psychiatrie,
comme la « pédagogie » par exemple, la vraie. Est-ce que, quand on rencontre quelqu’un, ce n’est
pas quelque chose qui va être mis en résonance, repéré plus ou moins inconsciemment par
l’autre ? Il y a de la « connivence », des harmoniques. Tous ces termes ont été développés
précédemment. »
JEAN OURY, Introduction au pragmatisme en psychiatrie
http://www.erudit.org/revue/pr/2002/v30/n3/006871ar.html

Jean Oury n’est pas là ce soir, ni Jean Ayme. Il y a moins de monde dans l’amphi.
Michel Balat nous annonce que Jean Oury, qui a eu un petit « accident
domestique », lui a demandé de venir à sa place (Pierre Delion, lui aussi devait
être présent mais n’a pu se libérer) pour parler un peu de Peirce.
Le rituel des annonces sera très court...

(...)

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