L’actualité du representamen chez Peirce

Travaux du Centre de Recherches Sémiologiques, N°62, 04/94, Université de Neuchâtel (Suisse)

mercredi 27 février 2008, publié par Michel Balat


Introduction

S’il est un fait remarquable dans la sémiotique peircienne, c’est bien l’absence du “sujet” : la sémiose se développe, l’enquête se déroule, sinon hors-sujet, mais, dirions-nous, sans se fonder sur lui. Que l’interprétant peircien soit une détermination d’une pensée, certes, puisqu’il faut bien que la sémiose ait aussi cette heccéité, ce lieu et ce temps où quelqu’homme pense ; mais il est avant tout une détermination d’un champ d’interprétants dont, il faut bien dire, toute la problématique peircienne tend à faire que sa consistance soit le fruit d’une validation publique. Ainsi, si un sujet apparaît, c’est en liaison avec l’interprétant et son exercice public.

Nous appuyant sur le fait que le representamen comme tel est le fondement de la sémiose, nous assumerons ici que l’on peut préscinder le representamen du sujet, et non l’inverse, ce qui nous amènera à tenter de constituer une représentation des liens du sujet avec la sémiose.

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