Le myosotis et puis la rose...

mercredi 15 juin 2005, publié par Michel Balat


J’avais prévu de parler de cette belle chanson, « Comme un p’tit coquelicot », qui date de 1951 ; Mouloudji l’a immortalisée, mais bon nombre de chanteurs l’avaient, dès cette époque, reprise. Les paroles en sont de Raymond Asso. C’était un des amours d’Edith Piaf ; il est, je crois, mort assassiné. L’histoire contée dans la chanson se termine d’ailleurs assez mal, le p’tit coquelicot, à la fin, est un « trou rouge au côté droit » :

Y’avait trois goutt’s de sang

Qui faisaient comm’un’fleur

Comm’un p’tit coqu’licot, Mon âme !

Un tout p’tit coqu’licot.

C’est une façon d’introduire un petit peu mon... laïus ! J’imagine que c’est un jeu de mots ? L’AIHUS, Laïus : le père de celui qui l’a tué... bon ! Vous savez peut-être d’où vient l’expression : faire un laïus ? Je crois avoir su qu’elle datait du premier examen de Polytechnique, lors de la création de l’école. Les examinateurs ayant remarqué que Laïus, étant donné sa position dans les tragédies d’Oedipe n’avait guère la possibilité de faire valoir son point de vue, ont posé comme question aux étudiants : « Laïus parle, rapportez son discours ». Se non è vero... N’en sommes-nous pas toujours là, puisque, parlant, nous inventons la parole - pas le langage ! -, nous émergeons d’un vieux silence, comme le ferait Laïus. C’est le présent : Jacques Lacan ne faisait-il pas remarquer que « le présent, c’est quand je parle ».

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