Les sentiers de la création, les sous-jacences du cheminement créatif par Jean Oury

mardi 7 octobre 2014, publié par Michel Balat


Les sentiers de la création, les sous-jacences du cheminement créatif

Jean Oury

La Force le samedi 4 avril 2009, Colloque organisé par l’Association culturelle La Palabre (John Bost, La Force) et l’Association L’Atelier (Narsac)

Jean Oury : Je ne sais… Vous m’entendez ? Je ne sais pas trop quoi dire là, alors il faut commencer quand même… Nous étions venus ici il y a déjà pas mal de temps, c’était il y a plus de trente ans, en septembre 77, pendant trois jours, avec Tosquelles, vous connaissez bien Tosquelles, qui à ce moment-là était déjà… on peut dire qu’il demeurait à Granges-sur-Lot… ce n’est pas tellement loin hein… et puis avec Danielle Roulot qui était là… il y a trente deux ans de ça, alors bon, c’est simplement pour situer, ça a dû changer depuis, et puis notre ami Fleuret, qui est là depuis quelques années, et qu’on connaît depuis très longtemps aussi, qui a travaillé quinze ans à La Borde, qui était généraliste, et puis après a été dans le Nord et maintenant le voilà dans cette région, je crois que c’est lui qui a favorisé, disons, cette rencontre… Bon alors pour parler, disons de… de je ne sais quoi, de création esthétique, ça me fait toujours un peu… J’ai pas mal de réticences de parler de ça, parce que je me méfie, c’est peut-être un tempérament de base… Quand je reçois quelqu’un et que je lui demande « alors qu’est-ce que vous faites ? » et que ce type me dit « je suis artiste », j’ai envie non pas de le fiche dehors mais enfin pas loin, parce que j’ai l’impression qu’on est tous des artistes. C’est peut-être une position non pas narcissique mais, enfin je me méfie, disons, d’avoir un statut particulier. Ça fait bien longtemps, dans les années quarante… je suis arrivé en 47, jusqu’en 49, à l’hôpital de Saint-Alban, et là il y avait déjà eu beaucoup de choses qui s’étaient passées, en particulier depuis je crois 1914… c’est vieux, il y avait le grand-père de Lucien Bonnafé, qui était lui aussi psychiatre à Saint-Alban, et tout un travail avait été fait autour d’un schizophrène qui est devenu célèbre, non pas pour lui-même mais pour ce qu’il avait fait, c’est Auguste Forestier.

(…)

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