Résistances

mardi 15 novembre 2005, publié par Michel Balat


Résistances

Vous savez c’est quelque chose à quoi je m’amuse chaque fois qu’on me donne - comme disait Viader - des exotitres, donc des titres qui tout à coup me mettent devant la nécessité de penser à autre chose autrement... Moi, en général je vais faire un tour du côté de Benveniste, mais j’ai d’autres armes... J’ai Arnault et Meillet qui sont bien. C’est en latin. Il se trouve que j’étais nul en latin, j’étais dernier, d’ailleurs on m’a chassé de la classe de latin au bout du compte ; ils ont bien fait ! Mais ça fait rien : j’ai des restes... Le verbe “sistere” rentre dans beaucoup de termes : exister, insister, résister... Ce verbe, il le rapporte, à sto, stare et il dit finalement : entre sto - stare et sisto - sistere, il y a un rapport d’indéterminé à déterminé. C’est-à-dire qu’en fait, stare, c’est une forme d’indétermination, on se tient vaguement quelque part, alors que dans sistere, c’est vraiment quelque chose qui est déjà d’une certaine façon accompli.

Après, il fait remarquer que la racine sto est une racine très importante qui tourne autour de la question de se tenir debout ; ce qui est tout de même quelque chose d’intéressant parce que l’on voit bien qu’en somme, c’est autour de ça qu’on est. Comment se tenir debout ?

Je vous fais grâce d’élucubration personnelle que je n’ose jamais produire en public, que je publie en privé : je crois que c’est les pieds qui sont le fondement de la pensée.
Se tenir debout, se tenir sur ses pieds, c’est l’idée fondamentale semble-t-il autour de ces verbes. On peut regarder un peu plus en détail les verbes en question.
(...)

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