Soin et relation dans l’éveil du coma

mercredi 28 janvier 2009, publié par Michel Balat


Introduction

Il serait peut-être judicieux d’indiquer tout d’abord quelles conceptions du soin sont au fondement du travail des équipes de la clinique de Château Rauzé à Cénac, près de Bordeaux, premier établissement entièrement conçu pour s’occuper des traumatisés crâniens ayant vécu un long coma. Le soin y est pensé comme un processus continu mettant en jeu un complexe relationnel - ce que Freud a découvert comme ‘transfert’ - entre les personnes en présence. Celui-ci peut être considéré de plusieurs points de vue, chacun faisant apparaître une dimension présente en lui. Le champ couvert par cette conception est immense, puisqu’il va, par exemple, de la moindre intervention sur le corps (piqûre, pansement, etc.) à la politique de la santé : il ne sépare rien. (On peut comprendre, dans l’exemple choisi, le lien entre la politique de la santé et la piqûre si l’on songe à l’histoire de l’asepsie, sa naissance, ses avatars et sa diffusion.) C’est donc autour de cette idée-force que se constitue ce que nous pourrions appeler l’« institutionnalisation » de la clinique. Nous entendons par ce terme l’ensemble des groupes, réunions, articulations, mises en œuvre pour pouvoir « traiter » l’établissement comme une sorte d’organisme vivant.

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