DE CARCASSONNE À PARIS (28 Novembre 2015 et 3 et 4 Décembre 2015)

par Antoine Viader

jeudi 14 janvier 2016, publié par Michel Balat


DE CARCASSONNE À PARIS
(28 Novembre 2015 et 3 et 4 Décembre 2015)
À Carcassonne il s’agissait de la fonction poétique du langage à partir du livre de François
Tosquelles : « Fonction poétique et psychothérapie » avec comme sous-titre :
« Lecture d ’In Memoriam de Gabriel Ferrater ».
A Paris, le colloque portait sur François Tosquelles et le travail.
J’ai rédigé ce texte à partir des interventions et des paroles échangées à l’occasion de ces deux
colloques.
Si on commence avec le colloque de Carcassonne, je dirais que j’ai d’abord pensé aux problèmes
de traduction.
Il me semble que l’exercice de la traduction lorsqu’on est traducteur amateur demande beaucoup de
modestie. D’abord, si on veut faire une traduction correcte il faut, je pense, connaître l’auteur et pas
seulement la langue pratiquée. C’était le cas quand j’ai proposé à François Tosquelles de traduire le
livre ici cité. Je crois qu’il était assez content de pouvoir être lu par les lecteurs français, donc j’ai
commencé ce travail en lui envoyant dix ou vingt pages par semaine pour me donner son avis. Mais
le problème c’est qu’il m’en renvoyait le triple, et je ne savais pas comment faire une sorte de
synthèse entre l’original et les suppléments. Quelque temps après on s’est retrouvé à Saint Alban où
il m’a dit que ce n’était pas la peine de continuer car je n’y arriverai jamais. J’ai donc accepté ce
jugement, tout en me disant, cependant, que ce n’est pas moi qui étais incapable de traduire ce livre
mais que lui était incapable de terminer son ouvrage,
Il y a une grande différence entre une traduction insuffisante et un livre inachevé. D’un côté, une
traduction insuffisante porte sur la qualité alors que beaucoup de livres restent en quelque sorte
inachevés, quelle que soit leur valeur.
Ainsi, Tosquelles disait dans ce même livre : « Le travail poétique d’un poète ne s’achève pas dans
le texte qu’il produit. Il se poursuit activement chez les lecteurs » J’y reviendrai.
En ce qui me concerne, je pense que la traduction de ce livre est assez correcte car comme je l’ai dit,
je connaissais assez bien l’auteur. Par contre, je ne connaissais pas Gabriel Ferrater donc j’ai eu
beaucoup plus de difficultés à traduire ses poèmes.
…/…

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